LE PETIT VENDEUR DE MERINGUES

LE PETIT VENDEUR DE MERINGUES

lepetitvendeur2013
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Synopsis : Lyon en décembre. Trois cadavres en deux jours !
S’engage alors une enquête des plus sauvages, qui conduira les inspecteurs Camille Sora et Michel Vega à écumer studios d’enregistrement, clubs de jazz et  boîtes de nuits gays des bas-fonds de la cité secrète.
Cette traque finira par les propulser sur les terres rouges de Madagascar, au milieu du massif  Zafimaniry et de l’Andringitra pour une traversée mouvementée du pays. De sombres histoires coloniales seront alors déterrées…


Un Polar troublant qui jazz avec humour noir sur la partition des fragilités humaines…

Le Progrès :
Pat Milesi, un OVNI d’humour et de suspense de la littérature noire !

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Extrait 1 :
1/ ... Des menottes accrochées au mur ainsi qu’une collection de godemichés suggéraient quelques sombres activités.
Le rouge qui gouttait encore de l’entrejambe du petit Bunny Lapin palpitait, tout frais, presque luminescent.
Manuela désigna d’un doigt tremblant le corps émasculé..
- C’est Sacha… Il est encore tout chaud. Oh, mon Dieu ? Mais c’est affreux !
Des perles de sueur sourdaient de ses pommettes, glissaient sur son menton pour finir leurs courses ruisselantes sur son torse imberbe, épongées par un débardeur qui sublimait sa longue musculature.
Camille ferma les yeux.
Plus jamais Sacha Lapin ne remuerait son joli popotin en offrant des meringues craquantes aux danseurs. Plus jamais…

Extrait 2 :
Lorsqu’elle releva la tête, deux yeux vitreux l’observaient fixement.
Sacrée nuit !
Une de celles où remontaient en elle des désirs inassouvis. Comme celui de faire des tartines pour une ribambelle de gosses aux doigts couverts de chocolat  qui l’appelleraient maman et de câliner l’incontournable gros nounours en charentaise qui allait avec.
Au lieu de cela, c’était le visage d’un cadavre avec deux petits trous bien nets dans la tempe gauche qui lui servirait de petit-déjeuner.
Indigeste fut le mot qui lui vint à l’esprit. Comme si elle avait avalé un fromage duquel aurait sauté un gros vers blanc, une viande avariée.
Elle vomit d’un coup sur le tapis persan, éclaboussant les motifs raffinés de bière doublement fermentée et souffla une haleine putride sur Michel Vega.
Je crois bien qu’on a retrouvé le fameux David !

Extrait 3 :
La petite infirmière les yeux révulsés vers des contrées inatteignables respirait faiblement.
Un gros bleu marquait  sa tempe gauche. Une mare de sang s’étalait sur son torse, coulait en une rigole épaisse sur le lino.
Une curieuse arythmie soulevait ses veines par intermittence. Pitbull Brichet clignotait dangereusement.
Camille tapota sur le clavier de son téléphone portable.
- Allo le Central ? Inspecteur Sora ! Hôpital Saint-Joseph, couloir 3 bis aux urgences. Une femme en détresse vitale… Prévenez le service ! Vite !!!
Le brigadier Tanguy beuglait en se tordant les mains.
- On la perd ! On la perd !
Deux hommes en blouse blanche déboulèrent alors, armés d’un lit roulant et d’une pompe à oxygène.
Quelques minutes plus tard, le corps de Leila fut jeté sur une table d’opération.
- On l’intube !
En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, un tuyau verdâtre sortait du cou de l’infirmière dont la peau avait viré en une bizarre teinte crayeuse.
- Adrénaline ! Un, deux, trois !
Un des jeunes internes plongea une énorme seringue directement dans le cœur de la pauvrette  dont le torse se cabra violemment !
Un épouvantable mugissement sortit alors d’on ne savait quel orifice du corps torturé.
- Mon Dieu, brama Tanguy, décidément baigné d’une aura mystique : un exorciste !
Camille appela Vega.

Extrait 4 :
…Camille s’engagea sur le pont de la Guillotière où la circulation cacophonique vomissait sa marée d’acier, pare-chocs enchevêtrés les uns dans les autres.
Une armée d’hommes et de femmes troncs dépassait des volants. Des mutants, prêts à défendre leur bout de bitume au prix du sang.
Juste dessous, le Rhône charriait des gros paquets d’écume marron. Parfois un tronc d’arbre passait, surfant au fil de l’eau.
Les berges étaient inondées. Les pluies torrentielles avaient provoqué des dégâts considérables. Se déplacer tenait de l’enfer.
Camille se pencha au bord du parapet. Le fleuve bouillonnait, démonté. Ses eaux noires suspendues au plafond bas des nuages dégringolaient directement
du ciel, grinçaient aux entournures, claquaient sur les piliers des ponts illuminés. Sa mémoire portait toute l’histoire de l’humanité.
Elle resserra le col de son manteau pour affronter le déluge qui recommençait à pisser dru et traversa le pont au pas de charge.. ».

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