LE POLAR DES INTERNAUTES

 

Une œuvre commune débutée le 1er mars 2012

Tous droits copyright réservés par ACT-Polar pour le chapitre de Pat Milesi

Saint Cyr remporte le Chapitre 3 !

Proposez votre texte pour le chapitre 4 !

1er auteur : Pat Milesi

2ème auteur : Milou

3éme auteur : Saint Cyr

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LE POLAR DES INTERNAUTES

 

1er auteur : Pat Milesi


845 pas. Dans 3 secondes exactement elle tournerait sur la droite.

La chaleur du sas lui confirma ce qu’elle savait déjà : elle allait en baver !

8 jours, 3 heures et 45 minutes. Elle devrait s’en souvenir…

Une odeur de brioche sortait d’un vasistas entrouvert, un merle perçait la nuit d’un concerto en hormone majeur.

Le jour se lèverait dans exactement 42 mn et 3 secondes.

A ce moment-là plus rien d’autre n’aurait d’importance. Le soleil passerait par-dessus la barrière de l’infini et la lumière fuserait d’un jet au travers des immeubles délabrés. Brûlante.

S’en serait alors terminé. Elle pourrait retourner chez elle. Petite chose tremblante au cœur du grand orchestre de la vie. Retrouver l’autre et l’odeur aigre du lit défait. S’en serait fini…

438 pas, une volée d’escaliers et puis l’ascenseur. Déjà la chaleur.

Elle compta les boutons, les yeux obstinément fermés puis, appuya sur l’avant dernier de la liste, tout en haut.

12 pas à droite, 3 sur la gauche. La porte…

                Martial Doberman, chef légiste de l’institut médico-légal de Lyon se grattait l’aine consciencieusement.

Quelques secondes sans la fraîcheur de la salle de dissection et déjà, il ruisselait d’une mauvaise sueur.

Sa nervosité naturelle, ajoutée au stress d’un métier peu réjouissant, avait recouvert son corps d’un psoriasis purulent qui avait élu domicile dans les recoins les plus humides de son intimité.

La chaleur ne lui laissait aucun répit. Chaque frottement de son pantalon était une torture.

Il récupéra une petite poche de glace dans un congélateur qu’il posa délicatement sur les parties enflammées.

Plus de dix-neuf heures qu’il n’avait pas quitté les locaux ! Il était éreinté…

Les ambulances ne cessaient de se succéder.

La vague de chaleur qui sévissait sur la ville apportait des cadavres à la pelle.

Tout d’abord les vieux, abandonnés au fond des HLM, putréfiés, finissant leur triste course sur la moustache gluante de leur chat.

Puis, les femmes des ombrageux, castagnées à mort lorsqu’elles ne servaient pas le guacamole assez vite. Violence proportionnelle à la quantité de canettes de bière vides accumulées sur les paliers, sensées rafraîchir l’unique neurone habité du cerveau de leurs hommes.

Parfois un règlement de compte ou un meurtre crapuleux. Parfois…

Des enfants aussi, dont le seul crime avait été de se trouver au mauvais moment au mauvais endroit, cueillis par la fureur d’un géniteur en mal d’autorité.

Il arrivait aussi qu’il fût juste l’heure de tirer sa révérence.

80% des meurtres étaient perpétrés dans l’enceinte familiale. Martial Doberman ne prenait pas cette statistique à la légère. Il ne fermait jamais les portes de sa maison et se tenait prêt. A dégager…

L’odeur de la morgue atteignait des pics insoutenables.

Avant de ranger tout ce petit monde bien au frais dans des tiroirs, il devait sortir les corps des sacs en plastique, les déposer sur la table de dissection, les ouvrir d’un geste précis du plexus au pubis, identifier les causes de la mort…

Cela suffisait pour incruster l’espace d’une puanteur déprimante.

Il se fit couler un café très fort, y ajouta quatre sucres qu’il remua avec une petite cuillère en forme de phalange.

Sourire de l’insoutenable lui permettait de résister à la morosité ambiante.

Il connaissait peu d’assistants guillerets et les rares qu’il rencontrait changeaient de services plus vite que leur ombre. Une adolescente défoncée à coup de marteau ou un bébé récupéré dans une poubelle et c’en était fini de leur bel optimisme de série télé.

Il ne lui restait donc que les ténébreux silencieux dont il préférait ne pas suivre les diverses allées et venues à toute heure dans la solitude de la morgue.

Ne pas savoir, ne pas voir, résister…

Mais il en fallait plus pour entamer l’optimisme naturel de l’homme.

Son corps exultant son mal-être par tous les pores de sa peau, cette affaire-là était donc réglée.

Il entendait bien user de tout l’espace restant de sa vie pour en profiter pleinement.

En plus d’être un médecin légiste hors pair, Martial Doberman aimait à se retrouver sur les scènes de crimes et parfois, même, à participer activement aux enquêtes.

Son sens du détail le classait comme une ressource sûre du département de police qui ne manquait jamais d’avoir largement recours à ses services.

Il était de tous les fronts. Ce qui expliquait son état de fatigue récurrent et les poussées diaboliques du psoriasis inguérissable qui lui pourrissait l’existence.

Justement, ce jour-là, le n° 35 lui posait problème.

Le corps était arrivé à 8 heures du matin.

Il s’agissait d’un homme de race caucasienne d’environ 30 ans.

Le plus surprenant ne résidait pas dans la beauté translucide qui semblait s’être posée comme une grâce divine sur ses traits, mais plutôt dans le contenu de ses poches et la cause de son décès.

Il devait en avoir le cœur net !

Il enquilla un deuxième expresso puis réintégra la fraîcheur de la salle de dissection.

 

2ème auteur : Milou

 

                Le corps était toujours là, saisi dans la glace.

Habituellement, Martial allongeait les cadavres nus sous la lumière aveuglante avant de les laver, les découper, peser les différents organes…

Rien de semblable ici.

Celui-ci avait été déniché dans le frigo d’un squat du 7ème arrondissement et l’on avait pris bien soin de ne pas le dégeler trop vite.

De la poche droite du manteau rigidifié dépassait un petit carnet noir un peu gondolé.

Il lui faudrait attendre que le mort « fonde » pour l’extraire, ce fameux carnet !

L’idée de devoir patienter, à elle seule, provoquait chez le médecin-légiste, un brusque retour de démangeaisons.

Mais la chaleur de la pièce viendrait, à n’en pas douter, à bout de cette irritante énigme. Encore un café, peut-être… La soirée était encore jeune !

Et rentrer chez lui, seul, dans son appartement mansardé du 5ème, à quoi bon ?

Autant suffoquer ici, se gratter jusqu’au sang et…réfléchir.

Il avait fini par s’endormir entre une grosse dame flasque et un marmot à moitié désossé.

Il se réveilla en sursaut pour constater, satisfait, que la température avait encore grimpé.

Plein d’espoir, il s’arma d’une longue pince en métal et retourna vers son numéro favori : le 35 !

Le visage, toujours aussi lisse, avait pris une légère teinte bleue et les vêtements commençaient à dégouliner.

Armé de sa pince, il tira délicatement le petit carnet qui vint à lui avec un bruit sec de glace pilée.

Il faudrait sans doute utiliser le sèche-cheveux pour lui rendre sa forme originale, mais Martial était patient.

Il savait que le temps jouait en sa faveur : il y avait toujours une période de flou au début des enquêtes, même ordinaires. Ce temps-là était pour lui, il y régnait seul, face à face avec ces corps qui finissaient par lui céder, à lui, Martial Doberman, tous leurs secrets.

Le petit carnet noir n’était qu’un plus, une gourmandise, un extra !

Le mardi matin, Martial connut une grande déception. Le carnet noir, ouvert sur la table de dissection ne révélait rien….ou si peu !

Quelques vers d’Apollinaire avec en regard un prénom, quelques chiffres et une question… suivis d’une étrange signature.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Léna ? Et nos amours….

La joie venait toujours après la peine                 01417

Vienne la nuit…..

Les jours s’en vont, je demeure    

Où dormir ?                                                                               LE GUETTEUR

Voilà tout.

Le corps aussi était resté muet. L’autre poche du manteau avait été coupée et le reste des vêtements ne présentait aucune particularité, si ce n’est d’avoir été porté trop longtemps.

Pas d’ecchymoses, pas de blessures ouvertes, tout au plus les séquelles du froid : être tassé plusieurs jours dans un frigo présentait quand même quelques inconvénients !

Ce pauvre bougre était-il donc simplement, cruellement mort de froid ?

Non, cela Martial en était sûr. Il était déjà mort lorsqu’on l’avait mis là. Mort de quoi ? Pour la première fois de sa vie, il ne pouvait le dire.

Il penchait pour un poison indétectable et avait, par acquis de conscience, envoyé quelques prélèvements au labo de la police.

Il n’en espérait pas grand-chose.

Il préférait accorder du crédit à ce foutu carnet noir, même si celui-ci n’avait pas tenu toutes ses promesses…

Un passionné d’Apollinaire mais qui écorchait ses poèmes et signait LE GUETTEUR… Vraiment, c’était grotesque !

Et cette Léna ? Associée à la Seine. Oh ! Mon dieu ! Il saisit son téléphone et appela son alter ego, le commissaire Descoins, Hubert de son petit nom.

- Il faut faire draguer la Seine au niveau du Pont Mirabeau, somma-t-il dans l’appareil, comme frappé par une soudaine révélation.

L’autre tout d’abord ne répondit pas, scotché par le ton péremptoire du légiste.

- Draguer la Seine ? Mais enfin, Martial, qu’est-ce qui te prend ? Tu sais combien d’hommes il faut pour cette plaisanterie ? Tu n’imagines pas…

- Il le faut, te dis-je et le plus tôt sera le mieux, crois-moi !

- Mais, enfin, si tu m’expliquais ?

- Le congelé de ce matin…

- Et bien ?

- Non seulement il aime les poètes mais il pourrait bien avoir flanqué une certaine Léna à la baille !

                Une femme fut bien repêchée le mercredi dans la Seine. Le corps avait dérivé plusieurs jours durant et n’était pas beau à voir.

Contrairement à celui du n° 35, d’aspect blanc et lisse, le visage de celui-ci était monstrueusement boursouflé.

Difficile à identifier…

Etait-ce la fameuse Léna ?

Et que signifiait la série de chiffres du carnet ?

A ce point de l’enquête, Martial Doberman allait devoir accepter de se faire aider et cette perspective ne le réjouissait pas.

Au diapason de son humeur, son psoriasis fit une soudaine poussée qui l’obligea à rester prostré deux jours durant, le corps et l’esprit en effervescence…

 

  3ème auteur : Saint-Cyr

 

                Lyon 5ème, 7 rue des Macchabées, un homme étendu sur un matelas, habillé, chaussé : Martial Doberman.

Hier, en rentrant dans son appartement, il avait émaillé le frigo, l’écran de télévision, l’étagère du coin salle de bain et la lampe de chevet des photocopies des annotations du carnet qu’il avait relevées. Puis s’était affalé sur son lit, mort de fatigue.

Effervescence en suspens, bulles éclatées dans l’espace inter-synaptique… Martial Doberman avait besoin de DORMIR... Dormir... Dor-mir…

Passe le jour, vienne la nuit… d-o-r-m-i-r.

Le lendemain matin, Il se sentit reposé et savourait son petit-déjeuner, assis face à son frigo, les yeux rivés sur le poème d’Apollinaire.

Parfois, un dédale de questions, entraînait quelques apnées masticatoires.

Pourquoi ce poème ? La Seine, un fleuve, un pont ? Cette femme repêchée à Paris, une coïncidence?

Pourquoi avoir occulté une partie des vers :

« Faut-il qu’il m’en souvienne »,

« Sonne l’heure »,

Etait-ce pour n’écrire que l’essentiel, ou au contraire le masquer…..

« Nos amours … la joie après la peine…vienne la nuit … les jours s’en vont… »

A ce stade, Martial ne mâchait plus… il ruminait !

Il alla s’asperger d’eau, à peine tiède, afin d’apaiser son corps, en pleine jubilation psoriasique, agressé par la chaleur ambiante (30° à 7h).

Comment un homme de trente ans, de type caucasien, avait-il pu se retrouver dans un frigo du 7ème, à Lyon, sans blessure apparente ?

Son arrêt cardiaque aurait-il été provoqué par une substance, ingérée, inhalée, inoculée ?

Doberman en était certain et le laboratoire confirmerait.

« On » l’avait mis au frais en attendant de le faire disparaître.

Etait-il SDF, sans-papiers, d’où le « où dormir » ?

Mais pourquoi avoir laissé le carnet dans sa poche ?

Et si « On » était LE GUETTEUR, qui avait glissé le carnet dans la poche du n° 35 ? Comme carte de visite accompagnant la livraison du paquet ?

Martial se brossa les dents avec énergie.

Il avançait à grand pas, de multiples pistes s’ouvraient à lui.

Il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire d’autosatisfaction dans la glace. Il s’amusa même à faire rouler l’eau dans sa bouche en se délectant du bruit et de la sensation que cela procurait à ses parois buccales. Puis, stoppa net : joues gorgées d’eau tel un hamster, regard fixé sur le miroir, ou plutôt sur le reflet de la feuille scotchée sur l’étagère, l’avant-veille.

71410, il pouvait lire 71410… Le rétrograde de 01417…

- Par Toutnarcis ! jura-t-il, et si le nombre ne pouvait révéler son mystère qu’en se reflétant dans l’onde !

Plus une minute à perdre, il se rinça la bouche, en oublia son rituel curatif, alluma l’ordinateur, étala sur la table crayons, feuilles blanches, et se mit au travail.

Au feutre rouge, il écrivit un indice sur chaque feuille.

Il divisa la première feuille en deux : 01417 d’un côté, 71410 de l’autre. Certes, les deux nombres pouvaient correspondre à un code d’accès à un coffre, ou à un matricule, mais par conscience professionnelle, il alla surfer sur internet pour diversifier ses sources.

Code INSEE de Thézillieu, commune de 300 habitants dans l’Ain

Code postal de Sanvignes-les-Mines, commune de 4 370 habitants en Saône-et-Loire. Code OKATO de Tobolsk, ville russe de 100 000 habitants située à la confluence des rivières Tobol et Irtych, en Sibérie occidentale.

En enchaînant les deux nombres : 0141771410, apparaissait un numéro de téléphone de Paris ou sa région mais, visiblement, l’abonné(e) était sur liste rouge.

Sur la deuxième feuille, il titra : LENA

Entre le fleuve russe de Sibérie orientale et le prénom d’origine grecque ou scandinave ?

Rien qui ne fit vraiment mouche. Il relia le prénom, par d’indécis pointillés, à «coule la Seine »

Et d’ailleurs ? Cette femme ? Suicide, homicide ?

Un amour brisé, caché, gâché, de contrebande ? Une compensation affective, une complice ? Une Mata Hari démasquée, une danseuse de lambada, une prostituée trop ou pas assez zélée, une parisienne lambda, une oubliée… ?

De l’alpha à l’oméga, Martial s’enflammait à décliner les improbables identités de l’Ondine mystérieuse.

De toute manière, il fallait attendre. Le n° 48 était trop détrempé pour qu’on puisse lui faire cracher ses secrets. Martial l’avait mis à sécher à la morgue jusqu’au lendemain.

3ème feuille : L E G U E T T E U R

Doberman s’en frottait les mains :

- A nous deux mon gaillard... Bon Dieu !!! Ma poche. J’ai oublié ma poche !

Il avait oublié sa poche…

Et oui ! Pendant qu’il tapotait sur son clavier, gribouillait, raturait, traçait des flèches entre les chiffres et les mots, il n’avait pas senti la lente montée « anacrousique » de la crise, qui arrivait là, à son point culminant. Le climax de l’insupportable ! Ouvrant une brèche béante dans la conscience de ses perceptions, jusqu’alors détournée et inhibée par ses investigations.

Il se précipita sur le frigo, pris une poche de glace au congel, l’enfouit dans son pantalon...

Désinence, l’effet fut immédiat.

Puis, machinalement, pour accompagner la sensation d’apaisement, Il prit la bouteille de lait qu’il but directement au goulot.

Incident clos.             L E G U E T T E U R

Plusieurs hypothèses :

Il s’agit : du meurtrier / du « caucasien » / d’une tierce personne

Le carnet était à lui / il l’avait juste annoté / il l’ignorait…

Puis il surfa de nouveau :

Le guetteur de l’eau du « Seigneur des anneaux », le guetteur de la flotte, le guetteur de la nuit, l’hôtel le Logis du Guetteur, « Le guetteur mélancolique » d’Apollinaire…

Comme à chaque fois qu’il traquait, il commentait, se parlait à lui-même.

                - Tiens, encore lui, il faudra que je demande à madame Neuerelsohn si elle connaît ce recueil. On ne peut pas dire qu’elle brille dans la rédaction des rapports d’autopsie celle-là, mais question poésie : championne du monde !

Le guetteur des cités, dit parfois le « chouf »,          

« Le Guetteur» film policier avec Daniel Auteuil et Mathieu Kassovitz…

Les associations n’en finissaient plus, et toutes pouvaient être reliées au poème.

Martial se sentait comme prisonnier de la toile du web, et à trop naviguer, de guetteur en guetteur, de lien en lien, il ne voyait toujours pas poindre d’horizon net.

Mais aucune piste ne devait être négligée !

Il décida d’arrêter là ses recherches.

De toute façon, il lui faudrait attendre les résultats des diverses analyses avant d’affiner son enquête personnelle.

Par ailleurs, peut-être, dans les prochains jours, quelqu’un identifierait-il les numéros 35 ou 48 ?

Pour se détendre, il trouva judicieux d’aller louer le DVD du film « Le Guetteur », espérant un déclic.

Il se rendit donc au vidéo club de la rue Vide- Bourse, à 200 mètres environ, rue qu’il connaissait bien pour avoir renoncé à y prendre un studio. L’association Martial Doberman, Médecin légiste, 5 rue Vide-Bourse, avait heurté sa sensibilité.

                Il visionna le film en mangeant un sandwich au thon dont les miettes auréolèrent de taches translucides, les feuilles étalées sur la table, onction impromptue de son labeur.

Une phrase, prononcée par le commissaire Matteï, lui fit écho :

- Ça prendra le temps qu’il faudra, mais je finirai bien par savoir qui tu es !

Il la nota.

Le lendemain serait rude. 35 ou 48, une quête impitoyable de la vérité l’attendait.

Il fila se coucher. Entre chien et loup de la conscience, il marmonna…

- « OU DORMIR » … J’ai oublié de noter « Où Dormir ».

Ou-bli-é « Où dor-mir », dor-mir… D-o-r-m-i-r…

                                                                                             Passe la nuit…

 

 
Fin du troisième chapitre, à vous d'écrire la suite !
 
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